Qu’il soit chien des champs ou chien des rues

Il est recommandé, dans la société actuelle que nos chiens aient une excellente éducation et un comportement exemplaire.

Trop souvent encore, le plus fidèle compagnon de l’homme est considéré comme une source de nuisance. Aboiements, déjections sur la voie publique, morsures et divagations sont les causes d’une dégradation de la qualité de l’environnement urbain et rural. Celles-ci développent de plus en plus, un sentiment d’insécurité chez les autres usagers et un ras-le-bol des autorités.

Le propriétaire conscient de ses responsabilités aura pris soin d’éduquer et de socialiser son chien en participant aux cours d’éducation dispensés dans les clubs, car chaque chien est amené un jour ou l’autre à évoluer dans un monde qui n’est pas le sien. (Chien des villes en campagne, chien de la campagne en ville).

Bien sûr, l’animal ne pourra tout avoir vu ni tout connaître, mais il acceptera plus facilement toutes nouvelles situations inconnues si le chien et le maître ont réussi à établir une relation de confiance. Le chien acceptera plus facilement le tumulte et les contraintes des villes comme le calme et la liberté des campagnes. Un chien sociable et bien éduqué est l’ami de tous.

Qu’il soit citadin ou campagnard

Le propriétaire doit être conscient que les déjections de son animal sont causes de multiples nuisances dangereuses pour autrui, néfastes pour l’environnement et le bétail, négatives pour l’image des chiens, coûteuses pour la collectivité et inacceptables en termes d’hygiène publique.

C’est un acte de civisme que de ramasser les crottes à l’aide des sachets mis à disposition, de les jeter dans une poubelle et de ne pas laisser son chien uriner sur les devantures des magasins, les voitures, etc...

Le propriétaire responsable, veillera à tenir son chien en laisse sur la voie publique afin de le maîtriser, de le protéger de la circulation ou des risques de fuites. Il ne le laissera pas pénétrer sur les aires de jeux pour enfants, ni dans les bassins et autres fontaines.

Dans les zones où il peut être libre, le chien doit avoir un rappel irréprochable. Le maître ne le laissera pas poursuivre les joggeurs, les cyclistes, les cavaliers, ni importuner les promeneurs. Dans les réserves de faune, les chiens doivent être tenus en laisse, de même lors des périodes de chasse et lorsque les animaux sauvages mettent bas.

Un chien peut être volé (identification électronique ou tatouage obligatoires + médaille avec coordonnées) ou même empoisonné lorsqu’il est laissé sans surveillance attaché devant un magasin ou laissé seul dans le jardin.

L’aboiement du chien est naturel, mais il est également un facteur de mésentente entre voisins. En l’absence de son maître, il est possible que le chien pleure, aboie ou hurle. Le maître peut se renseigner auprès de ses voisins afin d’être sûr que tout se passe bien. En cas de nuisances sonores, il pourra demander de l’aide auprès de son vétérinaire ou dans un club d’éducation.


Qu’ils soient homme et chien des prés ou de la cité

Ils respecteront les interdictions mentionnées par des panneaux ou des autocollants.

Les magasins d’alimentation, les pharmacies, les hôpitaux, les cimetières, certains bâtiments administratifs, restaurants, taxis n’acceptent pas les chiens (des exceptions sont prévues pour les chiens d’assistance aux handicapés).

A la campagne, le chien rencontrera moins souvent de personnes étrangères d’où l’importance de l’amener régulièrement en ville afin qu’il ne se désocialise pas.

Se promener avec son chien sans la contrainte de la laisse est un des nombreux avantages des balades à la campagne, toutefois le chien doit avoir un rappel irréprochable et son maître doit respecter les biens d’autrui.

Il veillera à ne pas laisser pénétrer son chien dans les cultures, les vignes mises à ban, les jardins non clôturés, les vergers, etc…

Il sera responsable de son chien en toutes circonstances en ne le laissant pas vagabonder, chasser, ni poursuivre les animaux de la basse-cour, le bétail, les joggeurs, cyclistes, cavaliers. Il ramassera les déjections de son chien car les crottes déposées dans les pâturages peuvent être source d’ennui de santé pour les ruminants.

Lorsque le propriétaire et son chien jouent à lancer des bâtons dans les champs, ceux-ci ne devront pas y être laissés car ils peuvent endommager les machines agricoles.

A la campagne aussi, certains lieux ne sont autorisés qu’aux chiens tenus en laisse, comme les réserves de faune, les parcours de santé, les pistes de ski de fond.

Qu’il vive en milieu urbain ou rural

Le chien n’est pas l’abri de certains dangers. Le maître attentif au bien-être de son compagnon examinera son chien à chaque retour de promenade afin de repérer les parasites que sont les tiques.

Les épillets, les épines peuvent provoquer des infections. Les fils de fer barbelés bien qu’interdits représentent un risque non négligeable car ils sont présents à maints endroits.

Il est conseillé de bien rincer les pattes du chien si celui-ci a été en contact avec du sel dégivrant. Il vaut mieux ne pas laisser son chien se désaltérer dans les flaques situées en bordure des champs, car ceux-ci peuvent avoir été traités et le chien peut être victime de diarrhées ou vomissements plus ou moins graves.

Plus précisément en ville, le chien peut se faire bousculer ou marcher dessus car la foule est dense. Les briques de verre, les mégots mal éteints sont causes de blessures aux coussinets. Pour le chien vivant à la campagne, les risques de piqûres d’insectes ou de morsures de serpents sont accrus.

Conclusion :

La ville et la campagne ont des points communs et un chien bien éduqué, socialisé et habitué aux bruits, odeurs, contacts humains, stimulations visuelles saura identifier un environnement différent.

C’est pourquoi l’éducation au sein d’un club, l’intégration, la socialisation du chien de compagnie, de travail ou d’utilité ainsi que la connaissance et le respect de ses besoins sont primordiaux quel que soit le lieu où il sera amené à vivre.

Quelles que soient les circonstances, le propriétaire est en tout temps et tout lieu responsable de son chien.

Petite histoire vécue….

Razel des champs, Razel des villes,

Ma chienne Razel, berger des Pyrénées, a vécu l’expérience du monde rural et du monde citadin. Elle est née et a vécu environ 5 ans à la campagne. Bien éduquée et bien socialisée, elle n’appréciait pas pour autant les visites à la ville. Nous avons dû déménager en pleine ville et j’étais assez inquiète de ses réactions, mais à ma grande surprise, elle fut de suite à l’aise, à croire qu’elle avait toujours vécu dans ce milieu urbain.

Elle est la preuve qu’un chien peut tout à fait s’habituer à un changement radical d’existence, pour autant qu’il y soit préparé.

Aujourd’hui, nous sommes revenus vivre à la campagne et elle est aussi heureuse que nous de ce nouveau changement.